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Des moniales carmélites au Paraguay lors d'une messe de béatification, 23 juin 2018 Des moniales carmélites au Paraguay lors d'une messe de béatification, 23 juin 2018   (AFP or licensors)

Quel sens donner à la Journée de la vie consacrée?

Le 2 février, l’Église catholique fête la Présentation de Jésus au Temple. Depuis 1997, cette journée est aussi celle de la vie consacrée, donnant lieu à des rassemblements dans de nombreux diocèses. Se rassembler pour regarder ensemble vers le Seigneur et vers son prochain: une attitude de mise lorsque les difficultés perdurent.

Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Le 6 janvier 1997, saint Jean-Paul II institue la Journée de la vie consacrée, fruit du Synode des Evêques sur la Vie consacrée et de la publication de l'Exhortation apostolique «Vita consecrata» l’année précédente.

Trois objectifs pour une journée

La journée a «au moins un triple but», explique le Souverain Pontife dans un message. D’abord «remercier le Seigneur pour le grand don de la vie consacrée, qui enrichit et réjouit l'Église par la multiplicité des charismes et le dévouement de tant de vies totalement données au Seigneur et aux frères». Rappelons en effet que les formes de vie consacrée sont nombreuses: moines et moniales, religieux apostoliques, vierges consacrées, membres d’instituts séculiers et de sociétés de vie apostolique, sans oublier les ermites. Une riche diversité qu’il est bon de découvrir - c’est là le deuxième objectif de cette journée: «faire mieux connaître et apprécier la vie consacrée au peuple de Dieu tout entier». Enfin les personnes consacrées sont «invitées à célébrer ensemble et solennellement les merveilles que le Seigneur a accomplies en elles; elles sont conviées à réfléchir sur le don reçu, à découvrir, dans un regard de foi toujours plus pur, le rayonnement de la beauté divine diffusé par l'Esprit dans leur forme de vie, à prendre conscience de leur mission incomparable dans l'Église pour la vie du monde».

Renforcer les liens

Dans les diocèses, les rassemblements de consacrés sont donc l’occasion d’un recentrage sur l’essentiel: le Seigneur, à qui toutes ces vies sont données et dont elles attendent la vie. Lui redire «oui» est nécessaire face à la tentation d’un repli sur les difficultés, à première vue prédominantes. Marcher à la suite du Christ, c’est aussi avancer ensemble: cette Journée de la vie consacrée peut renforcer les relations entre consacrés, et plus largement entre tous les membres de l’Église. Sœur Noëlle Hausman, religieuse du Saint Cœur de Marie, professeure de théologie à la Faculté jésuite de théologie de Bruxelles, directrice de la revue Vies Consacrées, conseille pour cela, en écho au Pape François, de s’appuyer sur la prière et la vie communautaire, et de ne pas oublier de rendre grâce «pour le don de la vie consacrée et pour les merveilles qu'elle a accomplies pour le bien de toute l'humanité» (st Jean-Paul II).

Sr Noëlle Hausman explique d’abord ce que l’on peut souhaiter aux personnes consacrées en ce 2 février.

Entretien avec sr Noëlle Hausman, professeur de théologie

 

02 février 2019, 13:45