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Vatican News
Le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens Le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens  (ANSA)

Selon le cardinal Sako, plus d’un million de chrétiens ont quitté l’Irak

Ce chiffre est donné par le patriarche de Babylone des Chaldéens, dans un message délivré à l’occasion du 6e anniversaire de son élection au patriarcat.

Le cardinal dresse un bilan de ces 6 dernières années, soulignant les problèmes, les difficultés, initiatives et signes d’espérance qui marquent le chemin de l’Eglise chaldéenne. Le patriarche fait bien évidemment mention de l’invasion de la Plaine de Ninive par les armées de l’Etat islamique en 2014, -soit une année après son élection; il met en exergue l’engagement pastoral et matériel de l’Église aux côtés de centaines de milliers de réfugiés, pourvoyant pendant près de 3 ans et demi à leurs frais de logement, de médicaments et de nourriture.

Une émigration qui pose de nouveaux défis

«L’Église chaldéenne les a également soutenus en faisant entendre leur voix dans les instances internationales, en fortifiant leur espérance durant l’exode, en partageant avec eux la joie du retour après la libération, en aidant à la reconstruction de leurs maisons, de leurs églises et de leurs écoles», écrit-il. En 2003, l’Irak comptait 1,5 million de chrétiens; ils ne seraient désormais que 400 à 500 000. Cette émigration massive a posé de nouveaux défis au patriarcat, qui s’est mis en devoir d’envoyer des prêtres au service de ces chrétiens de la diaspora.

Le cardinal Sako évoque également les difficultés liées aux campagnes d’incitation à la haine, à la violence et à la confiscation des maisons de chrétiens à Bagdad et dans d’autres villes du pays; il dénonce sans ambages le comportement de «quelques politiques chrétiens qui servent leurs propres intérêts personnels, sans tenir compte de la volonté générale de la communauté».

Malgré les difficultés, des signes d'espoir

Parmi les signes positifs, le cardinal irakien cite la réorganisation des finances du patriarcat, le renouveau de la liturgie, l’institution de la Ligue chaldéenne et la création d’un comité de dialogue interreligieux avec les sunnites, chiites, yézidis et mandéens, pour combattre ensemble l’extrémisme religieux.

Enfin, le patriarche mentionne les critiques formulées contre sa personne et le patriarcat: celles –ci proviennent selon lui de personnes «qui ne peuvent tolérer le réveil de l’Église chaldéenne et le rôle brillant qu’elle tient au niveau local et national, malgré tous les défis qu’elle a dû affronter au cours de ces 6 dernières années».

31 janvier 2019, 18:09