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Vatican News
Des activistes indonésiens rendant hommage aux victimes des attentats de Surabaya qui ont visé des églises en mai 2018. Des activistes indonésiens rendant hommage aux victimes des attentats de Surabaya qui ont visé des églises en mai 2018.   (ANSA)

Les églises indonésiennes protégées par de jeunes musulmans

Dans le pays musulman le plus peuplé au monde, alors que les édifices chrétiens sont sous la menace terroriste, de jeunes musulmans participent à leur protection.

Durant les fêtes de fin d'années en Indonésie, les églises chrétiennes du pays musulman le plus peuplé au monde sont placées sont haute surveillance. Plus de 90 000 policiers et soldats seront déployés pour protéger les presque 50 000 églises de l’archipel, détaille Cath.ch. De jeunes musulmans du mouvement Banser participent à la protection des lieux de culte chrétiens. L’ association est liée à la principale organisation islamique d’Indonésie, le Nahdlatul Ulama (NU), d’orientation modérée.

Les lieux de cultes menacés 

Ces dernières années, les églises ont été des cibles privilégiées des terroristes islamistes. Le dimanche 13 mai, sur l'île de Surabaya, des attaques simultanées dans trois édifices avaient fait 15 morts parmis les fidèles. Selon l’institut SETARA pour la Démocratie et la Paix, l’intolérance religieuse est croissante dans le pays de 260 millions d’habitants, dont 80% sont des musulmans, 12% des chrétiens (chiffres de l’Observatoire des Libertés religieuses). Durant le premier semestre 2018, une centaines d’incidents entravant la liberté religieuse d'individus ont été répertoriés dans 20 provinces du pays. La plupart des incidents ont lieu à Jakarta. 

Un ancien gouverneur chrétien libéré 

Autre nouvelle importante concernant la vie politque de l'archipel : l’ancien gouverneur de Jakarta, Basuki Tjahaja Purnama, appartenant à une ethnie chrétienne chinoise, sera libéré le 24 janvier prochain, selon L’Osservatore Romano. Celui qui est surnommé Ahok, condamné à deux ans de prison pour diffamation contre l’islam à la suite d’un procès controversé, devrait bénéficier d’une remise de peine. 

Après avoir purgé 19 mois de sa peine, Ahok a en fait été inclus dans la liste des personnes qui bénéficieront d'une remise partielle. Il existe en Indonésie une pratique qui veut que, lors de certaines fêtes civiles ou religieuses de l'année, le gouvernement puisse disposer de certaines catégories de prisonniers et ainsi alléger leur peine.

Le 9 mai 2017, Ahok a été reconnu coupable et condamné à deux ans de prison. Cette condamnation a été prononcée quelques semaines après qu'Ahok ait perdu sa candidature à la réélection au poste de gouverneur de Jakarta, il affrontait le musulman Anies Baswedan. Par la suite, son principal accusateur a été condamné à 18 mois pour avoir manipulé certains des éléments de preuve ayant conduit à la condamnation d'Ahok.

20 décembre 2018, 18:07