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L’UISG, qui rassemble quelque 2 000 supérieures générales de congrégations religieuses féminines du monde entier représentant  plus de 500 000 religieuses, a publié une déclaration dans laquelle elle condamne «l’abus sous toutes ses formes, - sexuelle, verbale, émotionnelle, ou tout usage inapproprié du pouvoir dans une relation», qui porte atteinte «à la dignité et au sain développement des personnes». «Nous apportons notre soutien aux femmes et aux hommes qui ont eu le courage de dénoncer des abus auprès des autorités. Nous condamnons celles et ceux qui entretiennent la culture du silence et du secret, souvent sous le couvert de la ‘protection’  de la réputation d’une institution ou en affirmant qu’elle ‘fait partie de notre culture’. Nous préconisons une dénonciation transparente civile et criminelle des abus, que ce soit au sein des congrégations religieuses, au niveau paroissial ou diocésain, ou dans n’importe quel domaine public », est-il écrit dans cette importante déclaration.  «Nous demandons que toute religieuse ayant été abusée dénonce cet abus auprès de la responsable de sa congrégation, et auprès des autorités ecclésiales ou civiles selon le cas ». Une fois saisie, l’UISG s’engage à offrir écoute et aide à toute personne souhaitant déposer une plainte auprès des organisations compétentes.  L’Union Internationale des Supérieures générales s’engage à collaborer avec les autorités civiles et ecclésiastiques, pour aider les victimes d’abus à «guérir du passé». «Nous investirons également dans la prévention des abus en collaborant au niveau de la formation et de la mise en place de programmes éducatifs, tant pour les enfants que pour les hommes et les femmes. Nous désirons tisser des liens de solidarité dans ces situations déshumanisantes et contribuer à une nouvelle création dans le monde entier », conclut la déclaration. Les représentantes de l’UISG participeront à la rencontre qui aura lieu du 21 au 24 février prochains au Vatican, sur «la protection des mineurs dans l’Eglise», aux côtés des représentants des supérieurs généraux, des présidents des conférences épiscopales du monde entier, des hauts responsables de la Secrétairerie d’Etat et de la Curie romaine. Le Pape François, qui a convoqué cette réunion au sommet, participera également aux échanges et aux travaux. XXX (photo d'illustration)  (Vatican Media)

Les supérieures générales condamnent toute forme d'abus

L’Union Internationale des Supérieures générales (UISG) exprime sa profonde douleur et son indignation face au «schéma d’abus répétitifs qui prévaut au sein de l’Église et de la société aujourd’hui».

L’UISG, qui rassemble quelque 2 000 supérieures générales de congrégations religieuses féminines du monde entier représentant plus de 500 000 religieuses, a publié une déclaration dans laquelle elle condamne «l’abus sous toutes ses formes, - sexuelle, verbale, émotionnelle, ou tout usage inapproprié du pouvoir dans une relation», qui porte atteinte «à la dignité et au sain développement des personnes».

«Nous apportons notre soutien aux femmes et aux hommes qui ont eu le courage de dénoncer des abus auprès des autorités. Nous condamnons celles et ceux qui entretiennent la culture du silence et du secret, souvent sous le couvert de la ‘protection’  de la réputation d’une institution ou en affirmant qu’elle ‘fait partie de notre culture’. Nous préconisons une dénonciation transparente civile et criminelle des abus, que ce soit au sein des congrégations religieuses, au niveau paroissial ou diocésain, ou dans n’importe quel domaine public », est-il écrit dans cette importante déclaration.

Collaboration avec les autorités civiles et ecclésiastiques

«Nous demandons que toute religieuse ayant été abusée dénonce cet abus auprès de la responsable de sa congrégation, et auprès des autorités ecclésiales ou civiles selon le cas ». Une fois saisie, l’UISG s’engage à offrir écoute et aide à toute personne souhaitant déposer une plainte auprès des organisations compétentes.

L’Union Internationale des Supérieures générales s’engage à collaborer avec les autorités civiles et ecclésiastiques, pour aider les victimes d’abus à «guérir du passé». «Nous investirons également dans la prévention des abus en collaborant au niveau de la formation et de la mise en place de programmes éducatifs, tant pour les enfants que pour les hommes et les femmes. Nous désirons tisser des liens de solidarité dans ces situations déshumanisantes et contribuer à une nouvelle création dans le monde entier », conclut la déclaration.

Les représentantes de l’UISG participeront à la rencontre qui aura lieu du 21 au 24 février prochains au Vatican, sur «la protection des mineurs dans l’Eglise», aux côtés des représentants des supérieurs généraux, des présidents des conférences épiscopales du monde entier, des hauts responsables de la Secrétairerie d’Etat et de la Curie romaine. Le Pape François, qui a convoqué cette réunion au sommet, participera également aux échanges et aux travaux.

23 novembre 2018, 17:16