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De jeunes indiens lors de la Semaine Sainte, 30 mars 2018 De jeunes indiens lors de la Semaine Sainte, 30 mars 2018  (AFP or licensors)

La 92e Journée Missionnaire Mondiale célébrée ce dimanche

Du 14 au 21 octobre se tient la Semaine Missionnaire Mondiale, sur le thème «J’ai soif de toi. Viens !». La Journée Missionnaire Mondiale, célébrée le dimanche, en est la conclusion. Comme chaque année, la communauté des croyants est invitée à soutenir spirituellement et économiquement l’Église en mission. Mais au fait, quels sont l’origine et le but de cette semaine ? Voici un éclairage sur cette grande aventure missionnaire.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Après l'angélus du dimanche 21 octobre, le Pape François a eu quelques mots pour la Journée mondiale des missions dont le thème est cette année centré sur les jeunes, en résonance avec le synode en cours. «En écoutant et impliquant les jeunes, nous découvrons de nombreux témoignages de qui ont trouvé le sens et la joie de vivre en Jésus. Et souvent, ils l'ont rencontré grâce à d'autres jeunes, déjà impliqués au sein de l'Église. Prions ainsi pour que les nouvelles générations ne manquent pas l'appel à collaborer à la mission de l'Église», a-t-il affirmé. 

Le point de départ est une jeune laïque lyonnaise, Pauline Jaricot (1799-1862). À l’âge de 17 ans, elle tourne le dos à sa vie aisée et s’associe avec de jeunes ouvrières des usines de son père pour collaborer à la propagation de l’Évangile par la prière et l’animation missionnaire. Après trois années, prenant conscience des nécessités matérielles en «pays de mission», Pauline invente un système ingénieux de collecte : elle convainc dix personnes de remettre un sou par semaine pour les missions, tout en recrutant dix autres donateurs qui, à leur tour, en trouvent dix chacun et ainsi de suite. L’entreprise fait boule de neige et amasse des sommes considérables pour l’époque.

Trois ans plus tard, la chaîne financière et spirituelle compte 500 membres. Elle devient officiellement l’Association de la Propagation de la Foi le 3 mai 1822. Sa croissance rapide à travers toute l’Europe attire l’attention du Saint-Siège, qui demande à l’accueillir dans ses offices. C’est ainsi que, un siècle après la fondation de l’Association de la Propagation de la Foi, le 3 mai 1922, l’œuvre de la Propagation de la Foi voit le jour. Elle continue de s’étendre à travers le monde pour former les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM), qui se trouvent aujourd’hui dans plus de 120 pays.

 

Une Journée missionnaire mondiale instituée en 1926

Pour amplifier le travail des Œuvres Pontificales Missionnaires, le pape Pie XI accepte de créer une Journée Missionnaire Mondiale en 1926 pour qu’elle soit «la fête de la catholicité et de la solidarité universelle». Cet objectif rejoint l’intuition de départ de Pauline Jaricot : «De la part de tous, selon les possibilités, à tous, selon les nécessités !». La journée est fixée à l’avant-dernier dimanche du mois d’octobre.

En France, depuis plus d’une trentaine d’années, l’animation est étendue à une semaine pour donner plus de visibilité aux activités missionnaires dans les diocèses et permettre aux paroisses de vivre cette semaine, ou au moins cette journée, éventuellement le dimanche précédant le dimanche de la Mission, selon leurs possibilités.

Une quête véritablement universelle

L’argent collecté est comptabilisé à Rome, aux OPM Internationales. La répartition de la somme récoltée chaque année est décidée par les 120 directeurs nationaux des OPM dans leur réunion du mois de mai. Ainsi les 3 000 diocèses catholiques existant aujourd’hui viennent en aide à 1 200 d’entre eux pour les soutenir dans leur vie et leur mission d’évangélisation.

L’édition 2018, un appel lancé aux «disciples missionnaires»

Cette année, la Journée Mondiale des Missions se tiendra dimanche 21 octobre. À cette occasion, le Pape a rédigé son traditionnel message, adressé plus spécialement aux jeunes en cette année synodale. «Chaque homme et chaque femme est une mission, et c’est la raison pour laquelle on vit sur la terre», y insiste le Saint-Père. La mission elle-même, telle que la décrit François, n’est plus exclusivement l’affaire de prêtres et de religieux envoyés au bout du monde. «Des milieux humains, culturels et religieux encore étrangers à l’Évangile de Jésus et à la présence sacramentelle de l’Église représentent les périphéries extrêmes, les “extrêmes confins de la terre”, vers lesquels, depuis la Pâque de Jésus, ses disciples missionnaires sont envoyés, dans la certitude d’avoir toujours leur Seigneur avec eux». La mission concerne donc chaque baptisé, par les expériences ecclésiales vécues dans «les paroisses, les associations, les mouvements, les communautés religieuses, les différentes expressions de service missionnaire».

La mission prend sa source dans des «cœurs jeunes»

«De cœurs jeunes sont nées les Œuvres Pontificales Missionnaires, pour soutenir l’annonce de l’Evangile à tous les peuples, contribuant à la croissance humaine et culturelle de tant de populations assoiffées de Vérité», écrit aussi le Pape François, rappelant que les «prières et les aides matérielles, qui sont généreusement données et distribuées à travers les OPM, aident le Saint-Siège à faire en sorte que ceux qui les reçoivent pour leurs propres besoins puissent à leur tour, être capables de porter témoignage dans leur milieu». Pour le Saint-Père, le mois d’octobre est l’occasion pour tous les jeunes de devenir «plus passionnés pour Jésus et sa mission, jusqu’aux extrêmes confins de la terre». Tous sans exception ? Oui, car «personne n’est si pauvre au point de ne pas pouvoir donner ce qu’il a, mais avant tout ce qu’il est».

(Avec eglise.catholique.fr)

16 octobre 2018, 16:38