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Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui  

À Bangui, une année pastorale sous le signe de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux

L’archidiocèse de Bangui, la capitale centrafricaine, a célébré le 30 septembre l’ouverture de son année pastorale. Au cours de son homélie, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, a précisé le thème de cette année et dénoncé la présence de «mercenaires» dans le pays.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

 «Après presque 125 ans d'évangélisation, l’archidiocèse de Bangui envoie ses prêtres en mission. C’est le signe de la vitalité de notre Église particulière et de la solidarité entre les Églises», s’est réjoui le cardinal Dieudonné Nzapalainga dans l’homélie de la Messe d’ouverture de l’année pastorale, le 30 septembre dernier. Comme une preuve de ce dynamisme, cinq prêtres et un diacre ont été ordonnés au cours de la cérémonie que présidait l’archevêque en la cathédrale Notre-Dame de Bangui.

Dialoguer avec les croyants de toutes confessions

Mais le thème retenu pour l’année pastorale de l’archidiocèse n’est pas celui de la mission ni des vocations. La communauté catholique de Bangui fixera son attention sur autre aspect :  «Œcuménisme et dialogue interreligieux dans un pays en guerre : le cas de la République centrafricaine». Le cardinal Nzapalainga a exhorté les fidèles à vivre concrètement ce thème : «Chrétiens de l’archidiocèse de Bangui, au nom du Christ dialoguons avec nos frères», leur a-t-il demandé. Un véritable défi dans un contexte de guerre civile qui fracture toute la société centrafricaine.

La dénonciation de la violence et de ses complices

La République centrafricaine, «notre maison commune à tous» selon l’expression de l’archevêque, est en proie depuis plus de cinq ans à une guerre dont l’issue semble introuvable. Le cardinal Nzapalainga a dénoncé le fait que «certains frères pour des raisons politiques, économiques, ethniques et égoïstes y ont fait entrer des mercenaires qui ont remis en cause le vivre ensemble en compliquant le dialogue. Aujourd’hui encore, les groupes armés et ceux qui les soutiennent ont la mainmise sur les biens de notre pays. L’enrichissement excessif et rapide de certains au détriment des autres nous inquiète», a-t-il affirmé au cours de son homélie.

C’est par une intense prière pour la paix que s’est achevée l’homélie de l’archevêque de Bangui : «Que le Seigneur arrache en nous l’intolérance, la discrimination, la méfiance, la misère, la colère, la haine, le désir de vengeance. Qu’il sème dans nos cœurs la confiance, la tolérance, la bonté. Que la Vierge, Mère de l’Oubangui, reine de la paix, nous apprenne à dialoguer avec nos frères et sœurs dans l’amour et la vérité».

(avec Fides)

03 octobre 2018, 16:11