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Une cathédrale en Allemagne. Une cathédrale en Allemagne.  (ANSA)

L’épiscopat allemand réagit suite à la publication d’un rapport sur les abus sexuels

Les fuites parues dans plusieurs journaux allemands au sujet d’un rapport sur les abus sexuels qui devait être publié le 25 septembre ont poussé l’évêque en charge de ce dossier à réagir.

L'Église catholique allemande s'est dite «honteuse» ce mercredi après la révélation par la presse du contenu d'un rapport d'experts relatant des milliers d'abus sexuels sur mineurs commis par des clercs et passés sous silence pendant des décennies.

Cette étude qui porte sur la période 1946-2014, et qui concerne l’ensemble des diocèses d’Allemagne, a révélé qu’au moins 3677 enfants auraient été victimes d’abus sexuels commis par 1670 clercs (prêtres, diacres, religieux et autres agents pastoraux). Seuls un tiers des dossiers ont donné lieu à des condamnations canoniques, souvent purement symboliques.

Mgr Stephan Ackermann, évêque de Trèves et responsable de la commission épiscopale pour la protection des mineurs, a réagi dans un communiqué en regrettant tout d'abord la publication trop rapide et «irresponsable» de ce rapport, qui représente un «coup dur» pour les victimes d’abus sexuels.

Vers «une restructuration responsable et professionnelle»

Sur le fond du dossier, il explique que l’assemblée plénière de l’épiscopat allemand, à partir du 24 septembre, étudiera ce dossier et présentera plusieurs mesures pour y répondre, notamment l’établissement d’un numéro de téléphone de consultation pour toutes les personnes qui auraient besoin de signaler leurs préoccupations. Un conférence est prévue le 25 septembre avec les auteurs de ce rapport qui a nécessité près de quatre ans de travail.

Mgr Ackermann reconnaît que le résultat de cette recherche est «embarrassant» pour les évêques, mais il rappelle que l’objectif est d’obtenir «une meilleur clarté et une transparence sur ce côté obscur de notre Église, non seulement pour le bien des personnes frappées», mais aussi pour pouvoir éviter que ces faits n’aient à nouveau lieu. L’épiscopat souhaite assumer «une restructuration responsable et professionnelle» dans sa façon d’appréhender ce phénomène. Outre l’objectif d’amélioration institutionnelle, cet effort de transparence s’adresse d’abord à ceux qui ont été frappés par ces comportements d’abus.

12 septembre 2018, 13:50