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Le niveau de la mer de Galilée baisse dangereusement en Israël. Le niveau de la mer de Galilée baisse dangereusement en Israël.  (AFP or licensors)

Vatican: l’eau au centre de la journée pour la Création

Ce 1er septembre, l’Église célèbre, en union avec les fidèles orthodoxes, la Journée de prière pour le soin de la création, qui sera centrée sur la question de l’eau. Éclairage avec le père Bruno Marie Duffé, secrétaire du dicastère pour le Service du développement humain intégral.

Entretien réalisé par Manuella Affejee - Cité du Vatican

Le message du Pape pour cette 4e journée de prière pour le soin de la création, instituée en 2015, ne sera révélé que samedi matin; mais on sait d’ores et déjà que l’eau en sera la parole-clé. Lors de l’audience générale ce mercredi, le Souverain Pontife rappelait que l’or bleu est un «bien primaire à protéger et à mettre à la disposition de tous», saluant les diverses initiatives mises en place par les Églises particulières, diocèses et communautés en vue de cette journée écologique et œcuménique.

Dans le sillage de son encyclique Laudato Si’, le Pape François n’a eu de cesse de rappeler combien l’accès à l’eau potable constituait un droit fondamental pour chaque être humain. Un droit, force est de le constater, un peu plus menacé, et pour cause: à l’heure actuelle, plus de 600 millions de personnes sont privées d’eau potable. Selon les Nations unies, près de la moitié de la population mondiale, soit 3,6 milliards de personnes, vit dans des zones sujettes à des manques d’eau récurrents et souffre des conséquences qui en découlent. En Afrique de l’Est en particulier, la sécheresse et les conflits endémiques ont conduit, en 2017, à la pire famine de ces dernières années. L’impossibilité de cultiver et la mort du bétail ont entraîné une très grave insécurité alimentaire, qui a frappé 21 millions de personnes au total à travers la Somalie, l’Éthiopie, le Kenya et le Soudan du Sud.

Et la conjoncture ne devrait guère s’améliorer : avec l’augmentation des populations et la hausse subséquente des besoins, on estime que 4 milliards de personnes pourraient se retrouver en situation de «stress hydrique» d’ici à 2050. Se pose donc véritablement la question cruciale de la gestion de l’eau, et au-delà, de la prise de conscience de sa valeur pour le bien de l’humanité qui en dépend.

Le père Bruno Marie Duffé est le secrétaire du dicastère pour le service du développement humain intégral, très impliqué dans les questions environnementales.

Entretien avec le père Bruno-Marie Duffé

 

31 août 2018, 13:17