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La chancelière Angela Merkel recevant, des mains du custode du couvent d'Assise, la Lampe de la paix. La chancelière Angela Merkel recevant, des mains du custode du couvent d'Assise, la Lampe de la paix.  (ANSA)

A Assise, Angela Merkel reçoit la Lampe de la paix

Les franciscains d’Assise ont remis la Lampe de la Paix de St François à la chancelière allemande Angela Merkel, en reconnaissance de son engagement au service de la coexistence pacifique entre les peuples.

Bernd Hagenkord – Assise

La cérémonie de remise du prix s’est tenue dans la Basilique supérieure de St François, après que la chancelière allemande s’est recueillie sur la tombe du Poverello. Depuis plusieurs années, la Lampe de la Paix de St François récompense d’éminentes personnalités qui se sont distinguées par leur engagement civil, culturel ou politique. Parmi elles, trois Papes, St Jean-Paull II, Benoît XVI et François, mais également l’ancien président russe, Mikhaïl Gorbatchev, Sainte Teresa de Calcutta ou le président colombien José manuel Santos, déjà Prix Nobel de la paix en 2016, suite au processus engagé avec la guérilla des FARC.

Le monde a besoin de paix

En remettant la Lampe de la Paix à sa récipiendaire, le père Mauro Gambetti, custode du couvent d’Assise, a souligné les valeurs partagées par la chancelière, tels que le «respect et l’engagement en faveur de la maison commune», l’invitant aussi à appeler «les forces civiles d’Europe à imprimer un mouvement de croissance à l’Histoire du continent et du monde entier».  

«Convoquez les personnes et les gouvernants capables de renoncer à leurs intérêts particuliers, à leurs privilèges, à leurs exercices de souveraineté à court terme, pour offrir à nos enfants un horizon d’unité qui sache valoriser les différences et poursuivre un destin de paix et de développement, dont le monde a extrêmement besoin», a-t-il lancé, avant d’ajouter : «les grands défis qui sont devant nous, -la mondialisation des marchés, le cri de la Terre, les inégalités économiques et sociales, les migrations et les spectres de la xénophobie-, doivent nous projeter dans une aventure audacieuse pour la construction d’une nouvelle Europe et d’un monde nouveau, plus fraternel».

"L'intégration européenne est un projet de paix"

Dans son discours, Angela Merkel a pour sa part rappelé que «l’intégration européenne est un projet de paix sans pareil» qui implique l’acceptation de la diversité et le respect. «La paix est fragile, nous devons donc éviter les conflits et toujours nous engager», a-t-elle déclaré. Concernant la politique italienne, la chancelière a évoqué le défi migratoire: «si nous voulons créer la paix, nous ne devons pas penser seulement à notre bien-être. Nous avons le devoir de nous occuper, avec nos voisins, de trouver une solution».

A noter enfin la présence du cardinal Agostino Vallini, légat pontifical pour les Basiliques de St François et de Ste Marie-des-Anges.

 

12 mai 2018, 16:37