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Les villages de la province du Kivu sont la cible régulière de violences de la part de groupes armés. Les villages de la province du Kivu sont la cible régulière de violences de la part de groupes armés.  (AFP or licensors)

RDC: un prêtre de nouveau la cible de groupes armés au Nord-Kivu

La région du Nord-Kivu a de nouveau été la cible de la violence des groupes armés qui s’en prennent particulièrement aux prêtres. L’abbé Etienne Nsengiunva, 38 ans, curé de la paroisse de Kitchanga dans le Masisi au Nord-Kivu, a été tué par un groupe d’hommes armés, à l’issue de la messe du dimanche 8 avril.

Après une messe de baptême et de mariage avait lieu un repas de partage. C’est à ce moment qu’un individu a pénétré les lieux, attaquant le père Nsengiunva, le tuant d’une balle. Les Maï-Maï Nyatura, une milice armée qui contrôle Kitchanga, est suspectée d’être responsable de ce meurtre, selon la radio Okapi (Nations unies).

Le Kivu, une zone ultra-sensible

Située à l’est de la RDC, la grande province du Nord-Kivu est secouée depuis fin 2016 par des affrontements sanglants entre différents groupes ethniques armés. Cette violence a fait un nombre indéterminé de morts et a causé des déplacements massifs de populations civiles. L’Église catholique, très présente dans la province, est souvent prise pour cible par certaines factions armées. En janvier dernier, le président Joseph Kabila s’était soucié de la situation sécuritaire dans la région, la qualifiant d’«inquiétante».

Les antécédents

Le père Etienne Nsengiunva est le deuxième prêtre catholique tué en deux ans en RDC, après l'abbé Joseph Mulimbi Nguli assassiné en octobre 2016, par deux hommes armés cagoulés qui l’avaient abattu dans la maison familiale où il passait ses vacances. Vicaire de la paroisse Saint- Martin de la commune de Katuba, dans le sud-est de Lubumbashi, il était âgé de 52 ans.

Plus récemment, le 2 mars dernier, le corps du père Florent Tulanciedi, de la congrégation des Joséphites, a été retrouvé sans vie dans le Kasaï, au centre-ouest de la RDC.

Enfin, le jour de Pâques, l’abbé Célestin Ngango, curé de la paroisse de Karambi (Nord-Kivu, nord-est du pays), avait été kidnappé à son retour de la messe de la Résurrection. Il a ensuite été libéré le 5 avril.

Outre ces cas d’enlèvements, l’Église est toujours sans nouvelles de deux de ses prêtres, Mgr Charles Kipasa et Mgr Jean-Pierre Akilimali, de la paroisse Marie, Reine des Anges, kidnappés en juillet 2017, ainsi que de celles des trois religieux de Mbau (territoire de Beni), enlevés depuis octobre 2014.

09 avril 2018, 13:00