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L'aviation suisse survolant Crans-Montana L'aviation suisse survolant Crans-Montana  (ANSA)

Les évêques suisses se réjouissent du maintien de la redevance audiovisuelle

Les Suisses étaient invités dimanche à dire oui ou non au maintien de la redevance audiovisuelle. L’Église catholique avait pris position en faveur du maintien du financement de l'audiovisuel public, et avait appelé à rejeter l’initiative populaire proposée par les libéraux.

Entretien réalisé par Xavier Sartre – Cité du Vatican

«Acceptez-vous l’initiative populaire ? Oui à la suppression des redevances radio et télévision?» C’est la question à laquelle les Suisses ont dû répondre ce dimanche 4 mars. Les Suisses se prononcent dimanche par référendum sur la suppression de la redevance audiovisuelle, un vote qui pourrait entrainer la disparition de la seule radio-TV nationale, la SSR, qui diffuse en quatre langues et qui est financée à 75% par la redevance. 21 radios et 13 télévisions régionales remplissant un mandat de service public en bénéficient aussi.

La conférence des évêques de Suisse s’est exprimée sur cette question qui dépasse selon eux, le simple cadre financier.  « Une victoire de l’initiative aurait de lourdes conséquences pour la démocratie et les minorités dans notre pays », écrivaient-ils dans un communiqué de la commission Justice et Paix de la conférence, ajoutant que « la diversité et la qualité des offres régionales dans les différentes langues se verraient passablement compromises ».  Vendredi, Mgr Alain de Raemy, évêque auxiliaire de Lausanne-Fribourg-Genève, revenait avec nous sur les enjeux de ce vote.

Entretien avec Mgr Raemy, évêque auxilliaire de Lausanne-Friboug-Genève

Dimanche, Mgr Alain de Raemy, s'est réjoui du large refus de l'initiative No Billag, à laquelle près de 71% des votants se sont opposés. «Malgré un certain individualisme ambiant, notre sens fédéral, ce moteur fédérateur, a prévalu», a-t-il affirmé le 4 mars 2018.

«Maintenant, notre service public doit progresser, a-t-il ajouté. Mais nous devons aussi être prêts à payer notre juste part. Il nous faut toujours mieux, plutôt que toujours plus. Le service public doit lui aussi résister aux tentations du marché et du profit, et se profiler dans l’impartialité et le respect de toute minorité. La majorité de nos concitoyens le demandent. Les chrétiens doivent s’y engager. On ne peut rêver mieux pour entreprendre de justes réformes», a expliqué l'évêque suisse.

(avec cath.ch)

03 mars 2018, 14:45