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Dans son rapport final, la commission royale fait plusieurs recommandations pour améliorer la protection des enfants. Dans son rapport final, la commission royale fait plusieurs recommandations pour améliorer la protection des enfants. 

Rapport sur la pédophilie en Australie : le regard du père Zollner

Une «tragédie nationale» en Australie : ce sont les mots du Premier ministre après la publication, ce vendredi 15 décembre, du rapport final de la commission royale mise en place en 2012 pour faire la lumière sur les cas d’abus sexuels commis sur des enfants dans le pays ces dernières décennies.

Des dizaines de milliers d’enfants ont été victimes d’agression sexuelles. Selon la plus haute commission publique existant dans le pays, l’Australie a « gravement manqué à ses devoirs » envers ses enfants.

En 4 ans d’enquête, la commission a reçu plus de 41 700 appels, dont ceux de plus de 15 000 personnes affirmant avoir été victimes d’abus. 800 d’entre elles ont accepté de témoigner à huis-clos. Les enquêteurs de la commission royale ont signalé plus de 2 500 cas à la police, qui a ouvert 230 enquêtes.

Plus de 4 000 institutions sont mises en cause dans ce rapport. En leur sein, de «nombreux prédateurs». Il ne s’agissait donc pas de quelques «pommes pourries», précise le document. Ce sont des fonctionnaires de l’enseignement public, membres des témoins de Jéhovah, de l’Eglise anglicane,  et de l’Eglise catholique.

Selon des chiffres publiés en février, 7% du clergé australien a fait l’objet d’accusations, et ce chiffre va jusque 15% dans certains diocèses. 4 000 cas d’abus commis par des prêtres, des religieux et religieuses ont été recensés.

Ce vendredi matin, le président de la conférence épiscopale australienne a présenté les excuses de l’Eglise pour ce «passé honteux». L’archevêque de Melbourne ne trahira pas le secret de la confession comme le suggère une des 400 recommandations de la Commission. Mais Mgr Denis Hart assure qu’il refusera l’absolution aux pédophiles qui ne se dénonceraient pas aux autorités, ce qu’il les incitera à faire. Autre recommandation, un célibat volontaire et non obligatoire pour les prêtres : c'est «une décision qui appartient à Rome», a répondu l’archevêque lors d’une conférence de presse.

Président du Centre pour la protection des mineurs de l'Université pontificale Grégorienne, à Rome, le père Hans Zollner, théologien et psychologue jésuite revient sur les demandes d’éclaircissement de la commission royale vis-à-vis de l’Eglise catholique :

Entretien avec le père Hans Zollner

La commission adresse également des recommandations aux autorités politiques. Il faudrait créer un Bureau national pour la sécurité des enfants. Il appartient désormais aux législateurs de décider des mesures à adopter.

(MD-OB-MA)

15 décembre 2017, 17:58