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Le cardinal Ghanéen Peter Turkson Le cardinal Ghanéen Peter Turkson  

Au Ghana, la Caritas veut protéger les terres agricoles

Les 19 et 20 nombre, la Caritas ghanéenne organisait une rencontre pour sensibiliser au phénomène d'accaparement des terres, en présences de chefs traditionnels mais aussi de responsables politiques et religieux.

Joris Bolomey

Protéger les terres agricoles des incessants assauts des investisseurs étrangers. Tel était le thème de la rencontre organisée par Caritas au Secrétariat national catholique d’Accra, au Ghana, du 19 au 20 décembre 2017. 

À cette rencontre annuelle sur le phénomène d’accaparement des terres, étaient présents des chefs traditionnels, des hommes politiques, des membres du clergé et des religieux, des fonctionnaires, des représentants de la société civile, d’organisations d’inspiration religieuse.

L’objectif principal de la rencontre était d’attirer l’attention du monde politique sur la question de l’accaparement des terrains qui représente une menace pour la subsistance des populations rurales les plus pauvres. «En sollicitant la responsabilité du monde politique, nous réalisons également une activité d’éducation civique, qui permettra aux communautés rurales de comprendre quelles sont les voies à leur disposition lorsque leurs intérêts sont menacés», a précisé Samuel Zan Akologo, Secrétaire exécutif de la Caritas Ghana.

«Je partage l’opinion de la Caritas selon laquelle la terre occupe un rôle fondamental et critique dans le développement socioéconomique de tout pays, attendu que nous en tirons les moyens de subsistance» a affirmé, dans son intervention au séminaire, John Peter Amewu, Ministre chargé de la Terre et des ressources naturelles du Ghana, cité par l’agence Fides.

Les évêques avaient exprimé leur préoccupation en ce qui concerne l’accaparement des terrains dans un communiqué de 2016 publié à Tamale au terme de leur Assemblée plénière. Sous la signature de l’archevêque de Tamale Philip Naameh, président de la conférence épiscopale du Ghana, ils dénonçaient «l'acquisition aveugle de vastes étendues de terres par des sociétés multinationals (…) qui prive les Ghanéens de leur patrimoine et qui a un impact négatif sur les écosystèmes et les cultures alimentaires de notre peuple

«La pauvreté peut avoir une influence sur la vie familiale, en accentuant la tension dans les mariages. Pour cette raison, l’Eglise continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir afin de parler pour le compte des familles et des communautés qui pourraient ne pas être en mesure de faire entendre leur voix face à l’Etat » a de nouveau insisté, lors du séminaire, le père Lazarus Anondee, secrétaire général du Secrétariat national catholique. 

22 décembre 2017, 16:51