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Cameroun : célébration de la journée de l’enfant africain à Garoua

Environ mille enfants, venus des diocèses du Grand-nord Cameroun, ont participé à la première édition de la célébration de la journée de l’enfant africain, organisée dans la province ecclésiastique de Garoua. Une initiative que l’évêque métropolitain, Mgr Faustin Ambassa Ndjodo, entend inscrire dans le programme de l’année pastorale de sa province ecclésiastique.

Françoise Niamien (avec Sr Paule Valérie Mendogo) - Cité du Vatican

L’évènement, qui s’est ouvert le vendredi 11 Juin, en la cathédrale Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de Garoua, s’est clôturé le dimanche 13 Juin 2021 par une messe présidée par l’archevêque de Garoua, Mgr Faustin Ambassa Ndjodo, en présence des évêques et des autorités administratives de la région du Nord-Cameroun.
La messe a été célébrée en prélude à la journée de l’enfant africain, une journée internationale organisée chaque année, depuis le 16 juin 1991, par l’Union Africaine, en souvenir du massacre de centaines d’enfants par le pouvoir de l’apartheid, le 16 juin 1976, lors d’une marche pour leurs droits à Soweto.
Dans son homélie de clôture, Mgr Ambassa Ndjodo, qui n’a pas voulu revenir sur les détails douloureux du massacre de Soweto, a souligné que « l’Église catholique, dans ses missions traditionnelles d’encadrement de la jeunesse, a décidé d’inscrire cette commémoration dans son programme annuel, afin d’accompagner l’Union Africaine dans sa promotion de l’éducation et du bien- être de l’enfant africain ».

Un cadre de rassemblement de tous les enfants camerounais

Grâce à la commémoration de la journée de l’enfant africain, a fait savoir l’archevêque, nous avons aujourd’hui, une célébration qui réunit tous les enfants du septentrion. « C’est donc une occasion de les éduquer et de les former au vivre ensemble, de les encourager à s’aimer et à s’accepter malgré leurs différences », a-t-il souligné, tout en exprimant sa joie de voir « les enfants de Meiganga fraterniser avec ceux de Kousseri ; ceux de Guider rencontrer ceux de Doukoula ou d’ailleurs ».

Faire de ces journées une célébration solennelle

Pour l’archevêque de Garoua, il ne sera plus question de commémorer cet évènement dans la discrétion, mais de s’en approprier pour rappeler à tous la valeur de l’enfance, et pour encourager les parents à accompagner leurs enfants dans leur processus de maturation humaine intellectuelle et spirituelle. « Cette fois-ci, ce qu’il y a de spécial, c’est que nous accueillons les enfants de toute la province ecclésiastique de Garoua, c’est-à-dire, de tout le septentrion. Nous voulons faire de nos enfants des citoyens de demain, pour qu’au sein de l’Église et de la société, ils soient des bâtisseurs de la paix », a souhaité le métropolitain.

Moments de promotion des droits de l’enfant camerounais

Pour cette première édition, organisée sur trois jours, les membres de l’« action catholique des enfants » (ACE Cop monde), de la province ecclésiastique de Garoua, ont fait retentir l’écho des droits des enfants, sous le thème : « Cop dynamique, travaillons pour une société plus juste et responsable ».
Ils en ont profité pour échanger autour des problèmes que rencontrent les enfants au Grand-nord Cameroun, notamment le phénomène des prises d’otage, la violence en milieu scolaire, la sous scolarisation de la jeune fille et la précarité.
Comme activités, les enfants du septentrion ont offert au public une parade d’ouverture, des œuvres d’arts et des danses traditionnelles aux rythmes du Ndi, du Guiziga, du Massa et du Kalangou, typiques du Grand-nord Cameroun.
En outre, ils ont offert deux colombes qui ont été lâchées dans les airs par l’archevêque de Garoua et le représentant du gouverneur du Nord-Cameroun, en signe d’un désir de paix à promouvoir pour le bien-être des enfants.



17 juin 2021, 11:38