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Cérémonie d'ouverture de La 114ème assemblée plénière des évêques catholiques de Côte d’Ivoire Cérémonie d'ouverture de la 114ème assemblée plénière des évêques catholiques de Côte d’Ivoire  

Communion et Réconciliation au centre de la 114ème assemblée plénière de l’épiscopat ivoirien

A l’ouverture de la 114ème assemblée plénière de l’épiscopat ivoirien, Mgr Ignace Bessi Dogbo a mis en lumière l’engagement de l’Eglise Catholique en Côte d’Ivoire à œuvrer pour la communion et la réconciliation des populations, à quelques mois des échéances électorales.

Françoise Niamien (avec Marcel Ariston Blé) - Cité du Vatican

La 114ème assemblée plénière des évêques catholiques de Côte d’Ivoire s’est ouverte le mardi 14 janvier 2002 au centre Notre Dame du Rosaire de Lataha dans l’archidiocèse de Korhogo dans le nord du pays. C’était en présence du Nonce apostolique en Côte d’Ivoire, Mgr Paolo Borgia, des autorités politiques, administratives, religieuses et coutumières de la région du Poro. On notait était également la présence de nombreux prêtres, religieux, religieuses, et laïcs.
« La communion au service de la réconciliation », c’est autour de ce thème que réfléchissent les archevêques et évêques ivoiriens. Ils échangeront jusqu’au 19 janvier « sur la marche du pays » afin de « dégager des perspectives pour la vie de l’Eglise et celle de la nation ».
Dans son discours, le président de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (Cecci), Mgr Ignace Bessi Dogbo a fait remarquer que ce thème s’inscrit dans « le Plan Stratégique pour la Communion et l’Autonomie de 2017 à 2023 ». Toute chose qui démontre que pour les Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire la réconciliation des ivoiriens « n’est pas une préoccupation d’un moment », mais elle « s’enracine dans leur ordination qui les établit et les engage comme ministres de la réconciliation sacramentelle ».

Rétablir la communion entre les individus

Dans son discours, Mgr Bessi a notamment fait savoir que « la réconciliation est le moyen qui permet de rétablir la communion entre les individus, les groupes et les sociétés ». Malheureusement, a- t -il fait remarquer, beaucoup d’obstacles se dressent sur le chemin de la réconciliation. Et pour lui « l’obstacle fondamental à la réconciliation est le manque de volonté sincère des antagonistes ». Face à ce manque de volonté et dans cette ambiance délétère et inquiétante, l’évêque de Katiola rappelle que « la mission de celui qui a reçu le ministère de la réconciliation consistera, entre autres, à susciter la communion dans la volonté de réconciliation.

L’engagement des évêques en tant que ministres de la réconciliation

A quelques mois des élections présidentielles dans le pays, les prélats ivoiriens entendent réitérer leurs appels à la réconciliation des ivoiriens et dénoncer tout ce qui pourrait constituer un obstacle à des élections apaisées et réussies. « L’évêque, ministre de la réconciliation ne peut s’accommoder du manque de volonté conjugué des antagonistes ; il ne peut cautionner l’hypothèque de la vie des peuples dans les calculs d’intérêts particuliers », a en outre rappelé Mgr Ignace Bessi Dogbo.
Et pour le président de la conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire, l’évêque devra « inventer des moyens pour rapprocher ceux qui ne cessent de creuser entre eux et au sein de la population des fossés, ou de dresser entre eux et entre les populations des murailles ».

L’indépendance de la commission électorale

Mgr Bessi a, en outre, relevé que « l’une des questions pouvant avoir une incidence immédiate sur la paix sociale, est celle de la transparence dans la gestion des problèmes relatifs aux élections ».
Occasion pour l’évêque de souligner que « le rôle d’arbitre dévolu à la Commission Electorale Indépendante, CEI, exige, et c’est une lapalissade, son indépendance, dans toute sa quintessence ».
Cette indépendance parfaite, a encore souligné le président de Cecci, demande « qu’elle soit à équidistance de tous ceux qui sont en compétition ».

Dossiers relatif à la communion au service de la réconciliation

Au cours de leurs travaux, les évêques ivoiriens aborderont également « la question brûlante » des abus sur mineurs et les personnes vulnérables mais aussi celle du plan d’action stratégique pour la communion et l’autonomie. D’autres questions relatives à la communion, notamment celle de la péréquation nationale sont à l’ordre du jour.
 

17 janvier 2020, 11:02