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Vatican News
2019.02.25 crocefisso

Méditation pour le 21e dimanche du temps ordinaire : « Luttez pour entrer par la porte étroite »

Le Père jésuite Raphaël Ndaphet Bazebizonza, nous introduit à la méditation avec les lectures du 21e dimanche du temps ordinaire. (Année C)

L’Évangile d’aujourd’hui nous invite à réfléchir sur le thème du salut qui passe par la Porte. A la question de savoir combien seront sauvés, Jésus répond indirectement, en disant : « Luttez pour entrer par la porte étroite ». Le nombre des sauvés ne l’intéresse pas plus que le chemin du salut. Le chemin qui nous conduit au salut passe par une Porte affirme Saint Luc, mais une porte étroite.
Et à propos de cette porte, l’évangéliste nous fait contempler deux scénarios. Le premier est l’étroitesse de la porte : la foule se bouscule ou se bat pour entrer. Le second est la largesse et la générosité du portier qui n’exige pas une carte d’invitation et qui ouvre la porte à toutes celles et tous ceux qui cherchent Dieu avec un cœur sincère. Nous voyons donc comment, de manière inattendue, l’étroitesse de la porte cesse d’être un obstacle et ouvre à un grand festin inclusif, universel. La porte est étroite certes, mais elle débouche sur une grande fête. Ainsi s’accomplit ce que le prophète Isaïe annonçât : « je viens rassembler toutes les nations, de toute langue. Elles viendront et verront ma gloire : je mettrai chez elles un signe ! » (Isaïe 66,18).
A première vue, le mot étroitesse nous inquiète. Il nous fait penser à la peine, au sacrifice qu’il faut consentir pour s’arracher le salut de Dieu. La porte étroite signifie que nous avons besoin d’être petits, pauvres pour passer facilement : « Si vous ne devenez pas comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux » (Mathieu 18,2). La porte est étroite, petite ; elle est donc à la taille des tous petits. Voici, Dieu nous surprend ; il est vraiment dans la pauvreté, dans la faiblesse, dans l’humilité qui se manifeste et nous donne son amour qui nous sauve, nous guérit et nous donne force. Il demande seulement que nous suivions sa parole et que nous ayons confiance en Lui. Le ticket pour se payer le ciel n’est pas le fait d’avoir mangé et bu en présence du Seigneur ou de l’avoir écouté enseigner, mais d’être tout petit, d’avoir la même taille que Jésus, qui s’est dépouillé pour nous. C’est lui Jésus notre porte (cf. Jn 10, 9). Il est le portier. Il nous fait passer des désolations du monde aux consolations du vrai Dieu. Et la porte qu’est Jésus n’est jamais fermée, cette porte n’est jamais fermée, elle est toujours ouverte et à tous, sans distinction, sans exclusion, sans privilège. Parce que, vous savez, Jésus n’exclut personne. Demandons au Seigneur la grâce de la petitesse, de la simplicité afin que nous puissions entrer facilement dans la gloire de son règne. Amen.
 

Méditation dominicale avec le Père Raphaël Ndaphet Bazebizonza, SJ.
24 août 2019, 17:00