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Image d'illustration Image d'illustration   (© Biblioteca Apostolica Vaticana)

Méditation dominicale : Jésus nous invite à rester fidèles à sa parole

Le Père jésuite Rigobert Kyungu nous introduit à la méditation avec les lectures du 6e dimanche de Pâques.
Méditation 6e dimanche de Pâques, avec le Père Rigobert Kyungu, SJ

Frères et sœurs, dans toute relation basée sur l’amour, la fidélité est un signe d’attachement à l’égard de la personne qu’on aime, tandis que l’infidélité est tout simplement un signe de trahison. Dans l’évangile d’aujourd’hui Jésus nous invite à rester fidèles à sa parole si vraiment nous l’aimons.

Dans la première lecture, saint Luc nous rapporte la situation de la communauté d’Antioche qui est en crise par suite d’une infidélité à la parole de Jésus. En effet, des hommes venus de la Judée ont jeté du trouble parmi les païens convertis d’Antioche en affirmant que la circoncision était une condition nécessaire pour obtenir le salut. Et ces hommes donnaient un tel enseignement sans avoir été mandaté par les apôtres. Pour sortir de cette crise, Paul et Barnabé sont allés trouver les apôtres, qui, au cours de ce qui a été appelé le premier concile de Jérusalem, ont pris un temps de discernement en commun, ont invoqué l’Esprit saint, et ont rédigé une lettre qu’ils ont confiée à Jude, Silas, Paul et Barnabé, afin d’encourager les païens convertis d’Antioche et corriger les fausses doctrines.

La démarche utilisée par les apôtres nous apprend qu’on ne peut pas rester fidèle à la parole de Jésus sans le discernement fondé sur l’Esprit de vérité. Jésus lui-même dans l’évangile affirme que le Saint Esprit, Défenseur, nous enseignerait tout et nous rappellerait son propre enseignement. Il y a ici un appel à l’égard de tous ceux qui exercent le ministère de la parole : ils sont appelés à prêcher fidèlement la parole de Dieu, sans chercher à transmettre leurs propres idées. Et pour cela, ils doivent souvent implorer l’aide de l’Esprit, et aussi se référer à la tradition reçue des apôtres et transmise de génération en génération.

En effet, les lectures de ce dimanche mettent aussi en exergue le rôle des apôtres dans l’Eglise naissante. Témoins oculaires du Christ ressuscité, c’est eux qui ont directement reçu le mandat d’aller évangéliser le monde. Saint Jean, dans la deuxième lecture, dit avoir vu la muraille de la nouvelle Jérusalem reposer sur douze fondations portant les noms des douze apôtres de l’Agneau. Cela nous aide à comprendre l’apostolicité de l’Eglise aujourd’hui, qui s’appuie sur le témoignage et l’enseignement des apôtres. Voilà pourquoi l’Eglise a toujours convoqué des conciles, des synodes et d’autres rencontres rassemblant ses pasteurs, pour discerner en commun et demander la lumière de l’Esprit sur les questions de grande importance, afin de trouver des réponses qui soient conformes à la parole de Dieu.

La démarche des frères qui exigeaient la circoncision à Antioche, a créé des discussions, conflits, troubles, désarrois et découragements au sein de la communauté. Ces conséquences sont le signe de la présence du malin qui aime susciter la zizanie dans les communautés. L’Esprit de Dieu en revanche, produit la joie, la paix, la concorde, et encourage toujours. D’ailleurs, c’est par le mot « courage » que les apôtres ont terminé leur lettre. Et dans l’évangile, Jésus dit à ses apôtres qu’il leur donne la paix et souhaite qu’ils soient dans la joie.

A la lumière de ces lectures, demandons la grâce de la fidélité à la parole de Dieu, afin que par l’Esprit, Jésus et son Père établissent leur demeure au sein de nos communautés et dans nos cœurs, Amen.
 

25 mai 2019, 16:07