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Icona Cristo, Gesu Cristo, pane di vita Icona Cristo, Gesu Cristo, pane di vita  (Dmitry Kalinovsky)

Méditation dominicale : il n’y a que Dieu qui peut procurer le vrai bonheur, susceptible de combler le cœur de l’homme

Le Père jésuite Rigobert Kyungu nous introduit à la méditation avec les lectures du sixième dimanche du temps ordinaire année C.
Méditation sixième dimanche du temps ordinaire, avec le Père Rigobert Kyungu SJ

Frères et sœurs, les lectures de ce dimanche nous rejoignent dans ce qui est fondamental et commun à tout être humain, à savoir la quête du bonheur. Nous aspirons tous au bonheur et cette quête mobilise tout notre être. Mais est-ce vraiment possible d’être heureux en ce monde où bien des situations et événements suscitent en nous angoisse et désespoir ?

A l’instar des foules qui s’étaient assemblées autour de Jésus, alors qu’il leur parlait du bonheur, l’Eglise nous invite à méditer sur quatre béatitudes de saint Luc, qui sont mises en relation antithétique avec leurs contraires. Dans cette page de l’évangile, Jésus proclame heureux ceux qui sont pauvres, ceux qui ont faim, ceux qui pleurent, et ceux qui sont calomniés, car ils vivent leurs épreuves en fils du royaume des cieux. Ainsi, l’Esprit de Dieu peut les aider à être heureux, par-delà les épreuves.

Le prophète Jérémie dans la première lecture, déclare heureux celui qui place sa confiance en Dieu, et le compare à un arbre planté au bord des eaux, qui étend ses racines vers le courant et dont le feuillage reste toujours vert. Par contre celui qui place sa confiance dans un mortel ne peut jamais voir le bonheur.

Loin de maudire les riches et ceux qui placent leur confiance en eux-mêmes, Jésus, dans l’évangile, constate plutôt leur misère et s’apitoie sur leur sort, car ils commettent l’erreur de mettre leur espoir dans ce qui est fragile, périssable et passager. En effet, les richesses matérielles et les joies du monde ne procurent qu’un bonheur passager, éphémère, et finalement illusoire. Il ne s’agit pas de déprécier la richesse terrestre, ni ceux qui la possèdent. C’est plutôt une mise en garde et un avertissement, pour qu’on ne se laisse pas aveugler et distraire par la richesse, qui peut facilement éloigner de Dieu et des autres. Car en définitive, il n’y a que Dieu qui peut procurer le vrai bonheur, susceptible de combler le cœur de l’homme pour toujours.

Dans la deuxième lecture saint Paul nous fixe l’horizon de la résurrection sur laquelle est fondée notre foi. Car le bonheur dont il s’agit n’est pas seulement pour cette vie. Il dit : « Si nous mettons notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes ». C’est fort de cette conviction qu’ailleurs, saint Paul nous invite à être toujours dans la joie (Ph 4, 4 ; 2 Thess 5,16). Il s’agit de la joie qui vient de Jésus et que personne ne peut nous ravir (Jn 16, 22), ni la pauvreté, ni la faim, ni les pleurs, ni les calomnies, même pas la mort.

A la lumière de ces lectures, ouvrons nos cœurs pour accueillir Jésus qui vient nous rejoindre pour nous offrir le bonheur de son royaume. Qu’il ravive en nous l’espérance de la résurrection par-delà la mort et les épreuves de cette vie, amen.
 

16 février 2019, 18:32