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Vatican News
2019.01.17  Costa d'Avorio Ouverture della centoundicesima assemblea plenaria dei vescovi cattolici 2019.01.17 Costa d'Avorio Ouverture della centoundicesima assemblea plenaria dei vescovi cattolici 

Côte d’Ivoire : Ouverture de la 111ème assemblée plénière des évêques catholiques de Côte d’Ivoire

Les évêques ivoiriens ont ouvert mardi 15 janvier 2019 leur 111ème assemblée plénière au Centre audiovisuel du diocèse de Man. Placée sous thème : « La communion fruit de l’Esprit Saint », cette assemblée a 5 jours de réflexion sur la vie pastorale de l’Eglise Catholique en Côte d’Ivoire et sur la vie de la nation.

Jean-Paul Kamba, SJ (avec Marcel Ariston BLE, Abidjan) – Cité du Vatican

Durant cinq jours, du 15 au 20 janvier 2019, les évêques ivoiriens sont réunies en assemblée plénière pour approfondir leur réflexion sur la vie pastorale de l’Eglise Catholique en Côte d’Ivoire et sur la vie de la nation.
L’épiscopat ivoirien penche notamment sur la question de la réforme du système éducatif catholique. Mais il est également question de travailler à la meilleure organisation des moyens de communication sociales ce qui suppose pour les évêques de munir ce secteur des moyens conséquents. Un autre sujet qui sera abordé est celui relatif au projet de nouveaux documents de la catéchèse des jeunes.
Le chargé d’affaires de la Nonciature apostolique, le père Luca Marabese a, dans un message rendu public par le secrétaire général de la Conférence des évêques ivoiriens,  le père Emmanuel Wohi Nin, exhorté les évêques ivoiriens à « veiller afin que ne soit nullement insinué dans l’itinéraire formatif des séminaires et des noviciats des visions réductrices et erronées du presbytérat et de la vie consacrée ».

Un pas vers la solidarité

Lors de l’ouverture solennelle des travaux, le président de la Conférence épiscopale de Côte d’Ivoire, Mgr Ignace Dogbo Bessi, évêque de Katiola, a justifié la présence des évêques dans l’ouest montagneux ivoirien. Une présence qui traduit, dit-il, un acte de solidarité pour le diocèse de Man, diocèse qui souffre des affres de la guerre.
Faut-il rappeler que ladite assemblée plénière se tient dans un contexte sociopolitique ivoirien on ne peut plus sombre, doublé de la situation d’une Eglise locale en phase d’importantes restructurations de ses commissions et institutions.

Favoriser le dialogue

S’adressant aux évêques, le chargé d’affaires de la Nonciature apostolique a émis le vœu de voir la paix revenir en Côte d’Ivoire « souhaitant que chacun dans son milieu de vie et de travail conjugue des efforts pour réactiver des itinéraires de paix et de réconciliation en favorisant le dialogue dans tous les domaines ».
Ensuite, il a invité les évêques à œuvrer pour la concrétisation de cet idéal de vie :« c’est véritablement le rêve le plus beau que nous, en tant qu’hommes d’Eglise, pouvons faire pour le présent et l’avenir du peuple ivoirien en espérant que cela devienne une réalité au plutôt ».

Une question de vigilance

Le père Marabeze a mis en lumière quelques défis, dont la question des abus sexuels, auxquels l’Eglise à tous les niveaux doit rester suffisamment attentive au cours de l’année 2019.
La vigilance doit être de mise si l’on veut mettre un terme aux abus : « si la question des abus n’est pas traitée en profondeur et en tous ses aspects, l’Eglise continuera de faire face à une succession de crise, mettant sa crédibilité et celle de ses ministres en situation d’extrême fragilité», a-t-il soutenu.
C’est pourquoi le chargé d’affaires de la Nonciature apostolique a appelé la conférence épiscopale ivoirienne, les supérieurs religieux « à se sentir personnellement et collégialement responsable de savoir qu’ils doivent rendre compte de cette responsabilité face à Dieu, à l’Eglise et à la société ».

Un corps ecclésial lasseré

Evoquant les abus, le père Marabese a également parlé d’abus de pouvoir et de conscience dans l’Eglise qui constitue, selon lui, la racine empoisonnée de laquelle se forge continuellement la sève des déviations et des perversions des fidèles et des ministres qui lassèrent le corps ecclésial en perpétuant plusieurs maux. Dire non à l’abus signifie dire non au cléricalisme » a-t-il dénoncé.
Par ailleurs, le père Marabese s’est insurgé contre d’éventuelles visions réductrices et erronées du presbytérat et de la vie consacrée dans le pays. Il a donc exhorté les évêques à rester éveillés pour que ces pratiques ne soient nullement insinué dans le cheminement formatif dans les séminaires et les noviciats.

 

 

17 janvier 2019, 11:39