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Marion Sophie RAKOTOROALAHY, Auditrice au Synode/Madagascar (Photo: JP Bodjoko, SJ/Vaticannews) Marion Sophie RAKOTOROALAHY, Auditrice au Synode/Madagascar (Photo: JP Bodjoko, SJ/Vaticannews) 

Synode : Pour Sophie Rakotoroalahy, l’Eglise de Madagascar est plutôt avancée en matière d’écoute des jeunes

Les jeunes de Madagascar suivent avec beaucoup d’attention et d’enthousiasme les travaux de la XVe Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques sur le thème : « Jeunesse, foi et discernement vocationnel ». Le défis de la catéchèse, le problème du chômage, les jeunes de la grande île sont également confrontés aux réalités que vivent les autres jeunes.

Entretien réalisé par Jean-Pierre Bodjoko, SJ – Cité du Vatican

La présidente des étudiants catholiques de Madagascar, Sophie Rakotoroalahy, est auditrice à la XVe Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques. Pour elle, le défis de la catéchèse, le problème du chômage entre autres, font partis des réalités que vivent les jeunes malgaches.

Rassemblés en Journée nationale des Jeunes, du 8 au 14 octobre 2018, les quelques 25.000 jeunes malgaches, sont très actifs dans la vie de l’Église. Rencontres, échanges et activités pastorales, la neuvième édition des journée nationale des jeunes bat son pleins. Les évêques sont également présent. Ils donnent des homélies des catéchèses dans plusieurs sites.

Les réalités des jeunes à Madagascar

Sur la grande île, les jeunes sont confrontés à plusieurs problèmes, notamment de l’éducation et  de la catéchèse. Comme le souligne  Sophie Rakotoroalahy, la catéchèse représente un grand défis pour l’Eglise. « Après la confirmation, les jeunes ne vont plus à l’Eglise et c’est un défis de les rassembler encore, et de les faire revivre la catéchèse pastorale », a-t-elle affirmé.

Les jeunes malgaches partagent les mêmes réalités du chômage avec les autres jeunes du monde. Découragés à cause de la corruption qui gangrène le pays, ils ne prennent pas pourtant le chemin de l’océan. Toutefois, reconnait l’auditrice malgache, les jeunes s’adonnent à la migration interne. « Chez nous, il n’y a pas de problème de migration à l’échelle internationale. Les migrations se font plus à l’interne. Les jeunes migrent des autres communes vers les grandes villes pour avoir plus de possibilités d’emploi, pour les études. Et c’est une grande chance, une grande bénédiction, car les jeunes ne franchissent pas la frontière pour l’étranger », a déclaré Rakotoroalahy.

Des progrès en matière d’écoute des jeunes

« A Madagascar, l’Eglise est plutôt avancée en matière d’écoute des jeunes. Les évêques font des efforts pour écouter les jeunes, les jeunes aussi font des efforts pour se rapprocher des ainées, pour établir des ponts d’échange, de transmission de culture, d’activités pastorales », a soutenu Rakotoroalahy.

De retour sur la Grande île après le synode, elle promet de partager son expérience avec les autres jeunes. Il faut, a-t-elle estimé, « s’écouter entre les jeunes, faire des partages avec les adultes, s’enrichir de l’expérience que j’ai vécue et la transmettre de génération en génération ».

Entretien de Sophie Rakotoroalahy avec Jean-Pierre Bodjoko, SJ
09 octobre 2018, 19:22