Version Béta

Cerca

VaticanNews

Messe à San Giovanni Rotondo: le Pape invite à imiter l'humilité de Padre Pio

Le Pape François s’est rendu ce matin sur les terres de Padre Pio, d’abord à Pietrelcina, en Campanie, le village natal du saint capucin, puis dans les Pouilles, à San Giovanni Rotondo. C’est dans cette ville où Padre Pio avait vécu l’essentiel de la sa vie religieuse que le Pape François a présidé la messe devant des milliers de fidèles, certains venus de loin avec les groupes de prière liés à la spiritualité de Padre Pio, décédé il y a cinquante ans.

Cyprien Viet - Cité du Vatican

«La prière, la petitesse, la sagesse» : c’est sur ces trois axes que le Pape François a développé sa réflexion, enracinée sur le modèle de dépouillement assumé par Padre Pio tout au long de sa vie. La prière tout d’abord, car «si nous voulons imiter Jésus, nous commençons nous aussi par là où Il commençait, c’est-à-dire par la prière». Les prières ne sont pas des «tranquillisants à prendre à doses régulières, pour être un peu soulagé du stress, non, la prière est un geste d’amour, pour être avec Dieu et lui apporter la vie du monde : c’est une œuvre indispensable de miséricorde spirituelle», a martelé le Saint-Père.

Deuxième critère, la petitesse. «Les petits sont ceux qui ont besoin des grands, qui ne sont pas autosuffisants, qui ne pensent pas se suffire à eux-mêmes. Les petits sont ceux qui ont le cœur humble et ouvert», a expliqué le Pape, leur cœur est «comme une antenne qui capte le signal de Dieu. Parce que Dieu cherche le contact avec tous, mais celui qui se fait grand crée une énorme interférence : quand on est plein de soi-même, il n’y a pas de place pour Dieu», a remarqué François, soulignant une nouvelle fois l’importance de protéger les petits contre les prophètes de mort, qui sont nombreux aujourd’hui aussi dans une société qui, comme dans l’histoire de Sparte, sacrifie les enfants et les vieux, considérés comme faibles et anormaux, inutiles car non productifs. François a une nouvelle fois invité à lutter contre la «culture du déchet».

Enfin, troisième critère, la sagesse. «Celui qui se montre fort n’est pas sage, et celui qui répond au mal par le mal n’est pas fort. L’unique arme sage et invincible est la charité animée par la foi, parce qu’elle a le pouvoir de désarmer les forces du mal», a expliqué François, tirant dans les œuvres de Padre Pio (les groupes de prière, la "Casa Sollievo" et le confessionnal) des illustrations concrètes de ces trois notions.

Avant la messe, le Pape avait rencontré la communauté franciscaine de San Giovanni Rotondo, et il a également visité la Casa Sollievo della Sofferenza, la Maison du Soulagement de la Souffrance, un hôpital inauguré par Padre Pio en 1956.

 

17 mars 2018, 12:53