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Boris Johnson devant le Parlement britannique, le 25 juillet 2019. Boris Johnson devant le Parlement britannique, le 25 juillet 2019.  

Boris Johnson signera-t-il l’épilogue du Brexit ?

Le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni se montre convaincu : le Royaume-Uni sortira de l'Union européenne le 31 octobre prochain, date programmée du Brexit. Il tenait jeudi 25 juillet son premier discours devant les députés britanniques.

Marine Henriot - Cité du Vatican

Il veut être l’homme qui refermera le livre de l’histoire sans fin qu'est le Brexit, de manière douce ou brutale. «Ça passe ou ça casse» semble être le credo du nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson.

Le successeur de Theresa May a annoncé lors de son premier discours devant les députés britanniques, ce 25 juillet, avoir demandé à Michael Gove, le nouveau Chancelier du duché de Lancaster, fonction prestigieuse au sein du gouvernement, de réaliser tous les préparatifs en cas de sortie de l'UE sans accord de divorce.

Après deux reports, la nouvelle date butoir pour le Brexit est fixée pour le 31 octobre prochain. «Le ministre des Finances a confirmé que tous les fonds nécessaires seront mis à disposition» pour gérer une sortie sans accord, a ajouté Boris Johnson.

Le filet de sécurité irlandais 

Les négociations achoppent toujours sur le même point: le filet de sécurité irlandais, solution de dernier recours pour éviter, quoi qu’il arrive, le retour de contrôles à la frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, après le Brexit. Une condition sine qua non pour l'Union européenne, qui a valu à Theresa May sa position, et dont Boris Johnson et son gouvernement pro-Brexit veulent désormais l’abolition. 

Renégocier l’accord avec l’UE

Mais «Bojo» comme il est surnommé, veut également faire preuve de bonne foi : s’il estime que le plan de départ de Theresa May est inacceptable, il se dit prêt également à négocier une alternative. «Il y a d’autres arrangements possibles» a-t-il estimé, avant d'appeler l'Union européenne (UE) à rouvrir les négociations.

Mais l'exécutif de l’UE est ferme à ce sujet, l’accord de retrait conclu fin 2018 est «le meilleur possible» et ses lignes ne bougeront pas d’un iota. Les demandes de modifications de l’accord de divorce par le Premier ministre britannique sont «inacceptables» a estimé dans l’après-midi Michel Barnier, le négociateur de l’UE. 

Le Premier ministre conservateur a précisé que le Royaume-Uni ne nommerait pas de commissaire au sein de la nouvelle Commission européenne qui prendra ses fonctions le 1er novembre, soit le lendemain de la date prévue du Brexit.

Ce jeudi en fin d’après midi, Boris Johnson s’entretiendra au téléphone avec Jean-Claude Juncker, le président sortant de la Commission européenne.

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25 juillet 2019, 17:19