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Dans une rue à Dublin, en mars 2021 (photo d'illustration) Dans une rue à Dublin, en mars 2021 (photo d'illustration) 

L'archevêque de Dublin déplore la banalisation de la drogue

Dans son homélie prononcée le premier dimanche de l'Avent, Mgr Dermot Farell a évoqué la propagation incontrôlée des drogues illégales dans la capitale irlandaise, à tel point que «prendre des drogues est devenu aussi normal que boire un verre», déplore t-il.

Anna Poce - Cité du Vatican

Au milieu de la pandémie, une autre «épidémie, celle du crack et de la violence qui lui est associée», a déclaré Mgr Dermot Farrell - appelle une réponse de la société.  Les causes de ce fléau «sont complexes et profondes», explique-t-il, et ne peuvent être traitées qu'en travaillant ensemble, grâce à la bonne volonté de la communauté, du gouvernement et des chefs religieux. La propagation de la drogue à Dublin, et dans le reste du pays, «est un problème de société, et les problèmes de société appellent une réponse de société».

Normalisation des drogues

L'archevêque de Dublin déplore une «normalisation» de la culture de la drogue en Irlande et souligne que «pour certaines personnes, se droguer est devenu aussi normal que boire un verre. Et puisque, comme l'a rappelé le Pape François, «nous sommes tous frères et sœurs, inextricablement liés les uns aux autres», nous ne pouvons perdre ce sentiment d'interconnexion, sous peine de perdre notre compassion, notre empathie et notre responsabilité envers les autres.

La solution, par conséquent, «ne consiste pas seulement à endiguer le flux de drogues illégales, à démanteler les gangs et les cartels de la drogue, à mettre en place des services de police plus efficaces, à réformer la justice pénale, à investir dans les zones historiquement défavorisées, mais c'est aussi une question de caractère», a-t-il expliqué.

Dire "oui" à la vie

«La vraie réponse n'est pas seulement un meilleur programme de lutte contre la drogue, mais une volonté de marcher avec les familles dont les membres sont piégés par des trafiquants de drogue sans scrupules, des vendeurs de mort», a-t-il ajouté. «Pour récupérer les personnes droguées, il faut les accompagner, et il faut dire "oui à la vie, oui à l'amour, oui aux autres, oui à l'éducation, oui au sport, oui à plus d'opportunités d'emploi"». Si ces «"oui" se concrétisent, il n'y a pas de place pour les drogues, l'alcool ou d'autres dépendances», explique Mgr Farrell.

En ce temps de l'Avent, nous nous préparons à célébrer la naissance de notre Sauveur et à prendre conscience de sa présence parmi nous «non seulement dans la Parole et le Sacrement, mais aussi dans les personnes qui nous entourent», a encore déclaré Mgr Farrell. Il «vient à nous dans ceux qui ont peur, dans ceux qui sont isolés et solitaires, dans ceux qui sont ravagés par la drogue et la violence». Ainsi, toutes les vies engagées au service des personnes touchées par la dépendance «témoignent que le Christ et son Royaume sont proches de nous, et que le Seigneur n'a pas abandonné son peuple, et nous rappellent qu'être chrétien signifie se rapporter de manière particulière aux faibles».

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30 novembre 2021, 13:12